La nouvelle relation au Social : DRH, adaptez-vous !
19/03/08 /18:33 Classé dans : Dynamiques RH
La nouvelle donne : une approche systémique des questions sociales.
L’environnement : Un modèle social figé :
Jusqu’à présent, « le social à la française » est une spécificité très hexagonale, fortement modelée par le modèle syndical français : Lutte pour les acquis sociaux liés (à l’origine) à l’industrialisation.
Les questions se sont légèrement déplacées mais restent dans la même veine, et ont trait pour beaucoup à des questions liées à l’emploi (dans sa pérennité) et ce qui découle des délocalisations.
Nos syndicats restent focalisés sur ces combats, conscients quand même qu’ils devront prendre un virage. Mais ils restent, pour l’instant, dans une logique de combat, d’opposition constructive pour les plus progressistes et refusent encore pour la plupart l’idée de la coresponsabilité. Ils sont malgré tout aujourd’hui en recherche de légitimité et surtout de représentativité.
L’activité et la vision des questions sociales par nos DRH français restent très liées à ce modèle et, même si leur fonction a acquis une dimension stratégique, plaçant le social et la ressource humaine au cœur des préoccupations de l’entreprise, ils restent malgré tout modelés par une vision « classique », imprimant celle-ci dans les pratiques managériales de nos dirigeants.
Une sensibilité générationnelle : du prisme horizontal ou matriciel au prisme systémique
Y a-t-il un frein générationnel à une « révolution » ? Très certainement.
Faut-il attendre la relève, ie l’arrivée d’une nouvelle génération, pour mobiliser à la fois nos dirigeants, nos syndicats et nos DRH sur d’autres sujets et surtout les faire regarder les nouvelles donnes à travers un prisme différent ?
Les jeunes de 30/35 ans sont très au fait de toutes ces questions (surtout environnementales, mais aussi les nouveaux aspects sociaux comme la diversité, l’égalité des chances…) et semble « être tombés dedans quand ils étaient petits ».
Les jeunes générations ne s’approprient plus des luttes qui leur semblent d’un autre temps. Le mot même de lutte est sorti de leur vocabulaire. Ils ont une vision plus large et plus liée aux droits fondamentaux : des questions nouvelles comme l’intégration, les droits fondamentaux, la diversité, les relations nord sud…
Les préoccupations sociales se déplacent.
En effet, il ne s’agit pas tant de réfuter ou renier les questions jusqu’alors centrales, mais d’accepter qu’elles sont à considérer différemment, à travers un prisme nouveau.
Après la lutte pour acquérir des droits liés à la décence au travail, les salaires, le temps de travail, le pouvoir d’achat et l’équilibre de vie, nous assistons à un virage important et nous amène à se focaliser sur des questions liées aux droits fondamentaux tel que l’accès au travail pour tous (diversité, égalité des chances…), la solidarité, et une ouverture des frontières du « social ». .
Il nous faudra intégrer dans la réflexion sur le social la nouvelle relation au travail et la relation entreprise/ salariés/ Société de façon plus systémique.
Non seulement la relation individuelle entre l’entreprise et les salariés change, mais la relation collective également.
La place et la responsabilité de l’entreprise au sein de la Société au sens général a commencé d’évoluer et ce virage va s’accentuer.
Les frontières sont devenues quasi inexistantes et il faut considérer l’entreprise comme un acteur de la Société, ayant à jouer son rôle d’acteur à la fois social et économique et sur le plan environnemental.
Le rôle des DRH : variable d’ajustement ou acteurs clés de la croissance ?
L’entreprise est un objectif, donc, un mouvement vers cet objectif.
Préparer la croissance, notamment internationale en intégrant des dimensions qui ne sont pas encore bien intégrées en France, et sont plus avancées dans certains autres pays occidentaux, est un des défis majeurs qui attend les DRH.
La croissance est une responsabilité collective.
S’ils veulent remplir leur rôle d’acteur clé de la stratégie, et ne pas être qu’une variable d’ajustement, les DRH devront impérativement s’adapter à cela et faire avancer leur entreprise dans ce sens.
Ils devront inventer et « vendre » de nouveaux modèles, être le lien entre les impératifs économiques à court terme et les exigences de demain nécessitant d’avoir une prise en compte des questions long terme, transformer l’angle de vue à travers lequel nous regardons les problématiques de l’entreprise.
La vision et la place de la fonction Ressources Humaines dans les groupes à dimension internationale (et les groupes Français en particulier) seront directement liées à sa prise de conscience de ces problématiques, à son aptitude à les faire intégrer par les opérationnels au même titre que les problématiques sociales « classiques ».
L’entreprise dans son ensemble devient solidaire de ses choix et se mobilise dans les directions retenues. (Gains partagés, échecs partagés). Mais surtout, l’entreprise ne peut plus être prise en compte sans son environnement, sans considérer sa place dans la Société, sa responsabilité sociétale autant que sociale ou économique.
DRH, quelle responsabilité ?
ou
DRH quelle responsabilité !
L’environnement : Un modèle social figé :
Jusqu’à présent, « le social à la française » est une spécificité très hexagonale, fortement modelée par le modèle syndical français : Lutte pour les acquis sociaux liés (à l’origine) à l’industrialisation.
Les questions se sont légèrement déplacées mais restent dans la même veine, et ont trait pour beaucoup à des questions liées à l’emploi (dans sa pérennité) et ce qui découle des délocalisations.
Nos syndicats restent focalisés sur ces combats, conscients quand même qu’ils devront prendre un virage. Mais ils restent, pour l’instant, dans une logique de combat, d’opposition constructive pour les plus progressistes et refusent encore pour la plupart l’idée de la coresponsabilité. Ils sont malgré tout aujourd’hui en recherche de légitimité et surtout de représentativité.
L’activité et la vision des questions sociales par nos DRH français restent très liées à ce modèle et, même si leur fonction a acquis une dimension stratégique, plaçant le social et la ressource humaine au cœur des préoccupations de l’entreprise, ils restent malgré tout modelés par une vision « classique », imprimant celle-ci dans les pratiques managériales de nos dirigeants.
Une sensibilité générationnelle : du prisme horizontal ou matriciel au prisme systémique
Y a-t-il un frein générationnel à une « révolution » ? Très certainement.
Faut-il attendre la relève, ie l’arrivée d’une nouvelle génération, pour mobiliser à la fois nos dirigeants, nos syndicats et nos DRH sur d’autres sujets et surtout les faire regarder les nouvelles donnes à travers un prisme différent ?
Les jeunes de 30/35 ans sont très au fait de toutes ces questions (surtout environnementales, mais aussi les nouveaux aspects sociaux comme la diversité, l’égalité des chances…) et semble « être tombés dedans quand ils étaient petits ».
Les jeunes générations ne s’approprient plus des luttes qui leur semblent d’un autre temps. Le mot même de lutte est sorti de leur vocabulaire. Ils ont une vision plus large et plus liée aux droits fondamentaux : des questions nouvelles comme l’intégration, les droits fondamentaux, la diversité, les relations nord sud…
Les préoccupations sociales se déplacent.
En effet, il ne s’agit pas tant de réfuter ou renier les questions jusqu’alors centrales, mais d’accepter qu’elles sont à considérer différemment, à travers un prisme nouveau.
Après la lutte pour acquérir des droits liés à la décence au travail, les salaires, le temps de travail, le pouvoir d’achat et l’équilibre de vie, nous assistons à un virage important et nous amène à se focaliser sur des questions liées aux droits fondamentaux tel que l’accès au travail pour tous (diversité, égalité des chances…), la solidarité, et une ouverture des frontières du « social ». .
Il nous faudra intégrer dans la réflexion sur le social la nouvelle relation au travail et la relation entreprise/ salariés/ Société de façon plus systémique.
Non seulement la relation individuelle entre l’entreprise et les salariés change, mais la relation collective également.
La place et la responsabilité de l’entreprise au sein de la Société au sens général a commencé d’évoluer et ce virage va s’accentuer.
Les frontières sont devenues quasi inexistantes et il faut considérer l’entreprise comme un acteur de la Société, ayant à jouer son rôle d’acteur à la fois social et économique et sur le plan environnemental.
Le rôle des DRH : variable d’ajustement ou acteurs clés de la croissance ?
L’entreprise est un objectif, donc, un mouvement vers cet objectif.
Préparer la croissance, notamment internationale en intégrant des dimensions qui ne sont pas encore bien intégrées en France, et sont plus avancées dans certains autres pays occidentaux, est un des défis majeurs qui attend les DRH.
La croissance est une responsabilité collective.
S’ils veulent remplir leur rôle d’acteur clé de la stratégie, et ne pas être qu’une variable d’ajustement, les DRH devront impérativement s’adapter à cela et faire avancer leur entreprise dans ce sens.
Ils devront inventer et « vendre » de nouveaux modèles, être le lien entre les impératifs économiques à court terme et les exigences de demain nécessitant d’avoir une prise en compte des questions long terme, transformer l’angle de vue à travers lequel nous regardons les problématiques de l’entreprise.
La vision et la place de la fonction Ressources Humaines dans les groupes à dimension internationale (et les groupes Français en particulier) seront directement liées à sa prise de conscience de ces problématiques, à son aptitude à les faire intégrer par les opérationnels au même titre que les problématiques sociales « classiques ».
L’entreprise dans son ensemble devient solidaire de ses choix et se mobilise dans les directions retenues. (Gains partagés, échecs partagés). Mais surtout, l’entreprise ne peut plus être prise en compte sans son environnement, sans considérer sa place dans la Société, sa responsabilité sociétale autant que sociale ou économique.
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