Internet et l'énergie
03/05/09 /16:15 Classé dans : Green IT
Avis de grain médiatique pour les acteurs de l'IT (électronique - informatique - télécoms) qui vont devoir se préparer à rendre compte de leurs efforts en matière responsabilité sociale et environnementale.
Les DSI en entreprise doivent se sentir concernés, car on va leur demander leur avis, voire leurs recommandations.
On ne reparlera pas d’ Hadopi ni du Grenelle des antennes, mais de l'alerte sur les consommations en énergie des équipements informatique et réseaux, infrastructures techniques d’Internet en particulier.
La campagne et les débats actuels trouvent leur origine dans un article du Guardian cosigné fin avril par des personnalités scientifiques qui démontrent qu'Internet va s'autodétruire du fait de sa croissance exponentielle compte tenu des coûts en énergie qui deviennent extrêmement lourds. Selon leurs calculs, l'empreinte énergétique d'Internet augmente de plus de 10% par an et l'alimentation sécurisée des grands centres de données devient problématique dans certaines zones. Au passage je confirme et peux même préciser que ces zones ne sont pas nécessairement très exotiques puisque un client de SENSE à rencontré ce problème à Paris Intra muros.
L'article pointe également sur la fragilité potentielle de modèles économiques des acteurs du Web vu sous l'angle des coûts énergétiques dont le contrôle leur échappe. Le cas d'école serait YouTube qui est pris dans l'étau de très faibles recettes publicitaires et d'un coût phénoménal d'alimentation de son infrastructure de stockage et de diffusion de video en ligne. D'après les auteurs, une perte d'exploitation de 470 millions d'Euros pour l'année.
Qu'en penser ? Que faire ?
Pour l'instant le débat s'est plutôt déplacé vers les usages d'Internet et la responsabilité collective des Internautes, c'est à dire de la société. Je trouve cela assez curieux et nous en avons souvent parlé sur ce site. Encore une fois, attention aux amalgames et à ne pas rater la cible, comme c'est souvent le cas dans les échanges sur le "Green IT" :
Les DSI en entreprise doivent se sentir concernés, car on va leur demander leur avis, voire leurs recommandations.
On ne reparlera pas d’ Hadopi ni du Grenelle des antennes, mais de l'alerte sur les consommations en énergie des équipements informatique et réseaux, infrastructures techniques d’Internet en particulier.
La campagne et les débats actuels trouvent leur origine dans un article du Guardian cosigné fin avril par des personnalités scientifiques qui démontrent qu'Internet va s'autodétruire du fait de sa croissance exponentielle compte tenu des coûts en énergie qui deviennent extrêmement lourds. Selon leurs calculs, l'empreinte énergétique d'Internet augmente de plus de 10% par an et l'alimentation sécurisée des grands centres de données devient problématique dans certaines zones. Au passage je confirme et peux même préciser que ces zones ne sont pas nécessairement très exotiques puisque un client de SENSE à rencontré ce problème à Paris Intra muros.
L'article pointe également sur la fragilité potentielle de modèles économiques des acteurs du Web vu sous l'angle des coûts énergétiques dont le contrôle leur échappe. Le cas d'école serait YouTube qui est pris dans l'étau de très faibles recettes publicitaires et d'un coût phénoménal d'alimentation de son infrastructure de stockage et de diffusion de video en ligne. D'après les auteurs, une perte d'exploitation de 470 millions d'Euros pour l'année.
Qu'en penser ? Que faire ?
Pour l'instant le débat s'est plutôt déplacé vers les usages d'Internet et la responsabilité collective des Internautes, c'est à dire de la société. Je trouve cela assez curieux et nous en avons souvent parlé sur ce site. Encore une fois, attention aux amalgames et à ne pas rater la cible, comme c'est souvent le cas dans les échanges sur le "Green IT" :
- Oui l'IT (les usages) rend et rendra d'immenses services pour une meilleure maitrise environnementale (rationalisation logistique, efficacité énergétique des bâtiments, etc.) mais ce n'est pas le débat sur le green IT. L'IT est un outil d'intelligence environnementale, mais qui doit être optimisé, justement puisque son développement est nécessaire.
- Oui l'IT a un "poids environnemental" qui n'est pas nul et il est sain de s'en préoccuper. C'est possible et des progrès devraient être faits très rapidement puisque c'est une préoccupation toute récente.
- Oui les professionnels (constructeurs de serveurs et de terminaux) nous donnent l'impression de tâtonner. On lit qu'à la fois des solutions existent mais restent dans les labos de R&D des grands constructeurs (dixit l'Ademe), et on entend les constructeurs les plus engagés dire que c'est "le marché" (les acheteurs) qui n'est pas prêt et freine.
- Oui la consommation des centres de données est aujourd'hui l'un des (4) sujets les plus visibles du Green IT et on a naturellement tendance à se concentrer dessus, aussi pour des impératifs de "bonne gestion" (coûts, sécurisation). C'est bien évidemment au gestionnaire des infrastructures (entreprise, ISP, propriétaire des données) de trouver des solutions. Au passage les analogies sont à prendre avec des pincettes en fonction de l'objectif que l'on recherche ("l'ensemble des data centers de Google consomme l'équivalent de la ville de Grenoble", "la consommation moyenne d'un avatar actif sur second life est égale à celle d'un citoyen Brésilien", etc.). La simplification à l'extrême à l'attrait des fruits vénéneux dit-on.
- NON je ne crois pas que les meilleurs leviers soient aujourd'hui un problème de comportement ou d'éducation de l'utilisateur final vis à vis des services. Apprenons à regarder la consommation du PC que nous achetons, éteignons notre PC au bureau en partant, demandons à nos opérateurs télécom d'avoir des mobiles ou des box DSL basses conso à leur catalogue... mais ne nous censurons pas dans les usages d'internet. Dira-t-on qu'il faut limiter le nombre de cahiers envoyés dans les écoles africaines pour préserver la forêt ? Les solutions les plus simples à mettre en œuvre sont techniques et c'est au propriétaire du service (l'informatique d'entreprise, second life, Google earth...) de faire ses choix.
D'accord, pas d'accord ? Envie de réagir ? Envoyez-nous un courriel