Danse des abeilles et stratégies de butinage

On sait depuis quelques décennies de quelle façon les abeilles indiquent aux autres butineuses la direction et la distance de nourriture par des « danses ». Une étude américaine récente a poussé l’exploration un peu plus loin et a permis de décrypter un ensemble d’informations complémentaires, sur les modalités du trajet, le meilleur moment pour s’y rendre, les préférences…

Les deux questions principales des chercheurs étaient : quels types de fleurs sont les plus prisées pour leur pollen et leur nectar, les deux sources principales de nourriture des abeilles ? Et quand partent-elles à la recherche de nourriture ?

On sait que les abeilles effectuent sur les rayons de la ruche une danse en forme de 8 dont l’axe par rapport à la verticale indique l’angle que fait la direction à prendre à la sortie de la ruche par rapport au soleil (à son « azimuth »). Pour la distance, l’abeille fait varier la durée de la vibration de son corps : une seconde équivaut à environ 750 mètres. Enfin, plus la source de nourriture est abondante, plus l’abeille va répéter la danse, et effectuer des rotations rapides.

Les danses étudiées plus finement pendant deux ans (2015-2017), par une équipe de biologistes ont permis de décoder plus de 1.500 de ces « pas de danses » et de mieux comprendre les préférences alimentaires.

Le résultat des observations de 1.528 danses différentes a permis aux biologistes de conclure que la communication entre butineuses s’intensifie en fin de saison, quand les colonies se préparent à l’hiver. Ils ont également établi une hiérarchie dans les types de fleurs considérées comme intéressantes par les abeilles, que ce soit comme source de pollen ou de nectar.La finalité de l’étude était de fournir des orientations aux agronomes du Minnesota, un état particulièrement affecté par l’effondrement des colonies de pollinisateurs, abeilles en particulier.

Etiquetage des miels importés : du nouveau

Le 27 janvier dernier, lors de la réunion du Conseil Européen sur l’agriculture et la pêche, 16 pays, dont la France, ont déposé une déclaration conjointe en faveur de la révision des règles d’étiquetage d’origine des miels d’importation. Cette déclaration a par ailleurs été soutenue par 6 autres pays, dont l’Allemagne. Par cette déclaration, la Commission Européenne a été invitée à mettre en œuvre un étiquetage plus clair de l’origine des miels et à modifier la directive européenne 2001/110/CE. L’idée est d’harmoniser les règles d’étiquetage, de se libérer de la mention « mélange UE/Non UE », d’être transparent sur la provenance et de mettre sur pied un standard de qualité.

Cette initiative fait suite à l’engagement du Ministère Français d’aller dans ce sens.

Mais alors…. 16+6 = 22. Il y aurait donc 5 pays qui ne soutiendraient pas cette initiative ?

Contrôle des miels – Rapport des services de l’Etat

Les résultats du plan de contrôle de la DGCCRF (Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes) viennent d’être rendus publics. Les contrôles ont porté sur le miel commercialisé en France. Sur les 262 échantillons de miel, 43 % ont été non conformes à la réglementation.

Ce plan de contrôle a consisté à vérifier la conformité du produit au regard de la règlementation (qualité et composition du miel, non adultération et règles d’étiquetage) auprès de l’ensemble des opérateurs de la filière : en plus des contrôles effectuées auprès d’apiculteurs qui produisent et commercialisent leur miel, l’enquête a ciblé les opérateurs qui achètent du miel et a été conduite de manière descendante de la première mise sur le marché (importateurs, grossistes, centrales d’achat) jusqu’à la distribution (GMS – Grandes et moyennes surfaces, apiculteurs, détaillants, foires, marchés, internet et vente par correspondance…) en passant par les utilisateurs (industriels, restaurateurs,..).

Les résultats de cette étude mettent en évidence un taux de non-conformité qui concerne 32% des établissements et 43% des échantillons. Dans la majorité des cas, les non-conformités des produits sont liées à des problèmes d’étiquetage, souvent combinés à d’autres manquements (défauts de composition, de qualité).